La paroisse de Sacré-Cœur-de-Jésus (1917)
La croissance démographique de Québec s’accélère
avec le XXe siècle. Entre 1901 et 1929, la population du quartier de
Saint-Sauveur triple (Lebel, 1986, 27). À l’est de l’Hôtel-Dieu
du Sacré-Cœur-de-Jésus, un établissement fondé
en 1873, les terres trouvent enfin preneurs (Morisset, 2000, 95). Des familles
ouvrières, travaillant dans les nombreuses manufactures de chaussures
de la basse-ville, s’installent souvent à deux ou trois par maison.
Comme la paroisse de Saint-Sauveur
compte plus de 20 000 âmes depuis la fin du XIXe siècle (Bernier,
1978, 18), une nouvelle division religieuse s’impose. Pour donner aux
fidèles « une desserte plus efficace, proportionnée à
leurs besoins spirituels », le cardinal Bégin érige canoniquement
la paroisse de Sacré-Cœur-de-Jésus, le 30 août 1917.
Son territoire, détaché de celui de Saint-Sauveur, est limité
au nord par la rivière Saint-Charles, au sud par le prolongement de
la rue Bédard, au nord-est par l’avenue Parent et à l’ouest
par la rue Saint-Luc.
Avant la construction d’une église « temporaire »,
qui subsistera près de cinquante ans, les paroissiens utilisent comme
lieu de culte la chapelle du Patronage Laval (Noppen, 1994, 70).
À la fin du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé incitent certaines paroisses à mettre leurs ressources en commun. Depuis les années 1990, les paroisses de Sacré-Cœur-de-Jésus et de Saint-Sauveur partagent leurs services de pastorale.
Louise Côté
