La paroisse de Saint-André (1962)
Arrosées par les rivières Saint-Charles et du Berger, les terres
fertiles de la future paroisse de Saint-André sont mises en culture
dès les débuts de la colonie. Au XIXe siècle, en empruntant
le chemin de l’Orme (boulevard Bastien), les habitants du secteur viennent
écouler leurs surplus agricoles sur les marchés de la ville.
Dans l’après-guerre, toute la périphérie de Québec se transforme en banlieue résidentielle. La population de l’agglomération de Québec double presque entre 1941 et 1961, passant de 200 814 à près de 358 000 habitants (Lebel, 2000, 76). Dans le but de rendre la propriété foncière accessible à la classe moyenne, des coopératives amorcent le développement de certains secteurs de Neufchâtel. Au sud du boulevard Bastien, sur d’anciennes terres agricoles, on ouvre une série de rues résidentielles (Blanchet, 1988, 20). Dès 1960, plus de 300 familles occupent le secteur. Elles obtiennent alors une desserte de la paroisse mère de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette (Anonyme, 1987, 6).
Consciente de la fragilité de sa position, face à l’urbanisation rapide, l’Église catholique resserre son encadrement en multipliant les paroisses et en abaissant le nombre de fidèles dans chacune d’elles (Courville, 2001, 47). C’est dans ce contexte qu’elle érige canoniquement la nouvelle paroisse de Saint-André, le 29 août 1962. Son territoire est détaché de celui de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette.
En 1993, le territoire de Saint-André s’agrandit vers le sud jusqu’au boulevard de la Capitale, pour inclure le secteur des Méandres. Mais les dernières décennies du siècle sont marquées par la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé. Pour répondre à ces « nouvelles données de la vie chrétienne », on développe une collaboration pastorale avec les paroisses de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, Saint-Émile, Sainte-Marie-Médiatrice, Saint-Gabriel de Valcartier ainsi qu’avec la communauté chrétienne de Wendake (Couture, 1997).
Louise Côté
